Bonjour !
On écrit juste un petit mail pour vous dire où on en est nous à Toulouse et aussi, pour voir si les adresses marchent.
On s'est réuni de façon un peu informelle cette semaine. Un peu tous les midis, juste entre ceux qui étaient allés aux Assises. On n'a pas fait de réunion ouverte ou d'assemblée générale pour faire un bilan, parce qu'on est tous un peu pris par les diplômes et évaluations à venir.
Ce qui ressort de ces réunions :
- On est dans l'ensemble contents d'être allé aux Assises. Le "car" a eu un bon effet d'émulation pour nous.
- On a été assez frustré du déroulement des Assises. Il n'y avait pas de temps pour qu'on discute ensemble, pour qu'on échange sur ce qui se passe respectivement dans nos écoles, au niveau des étudiants, des profs. Ce n'était apparemment pas le but de ces Assises, pourtant dites "extraordinaires" au départ. On pensait qu'il s'agirait plus d'une mise au point générale.
- On était curieux de voir le déroulement des Assises, mais on y allait surtout pour créer une coordination nationale étudiante. Nous sommes toujours partant pour ça. On voudrait déposer les statuts d' une association nationale des étudiants en écoles d'art avant fin juin.
On vous écrit pour savoir si vous êtes d'accord avec ce projet et si vous en êtes ?!
On vous écrit en premier parce qu'on s'est vu aux Assises. Pour la suite et donner forme à cette association, nous avons bien sûr d'autres contacts, et vous aussi sans doute. Faites suivre ce mail à d'autres et répondez-y.
On pense que la lettre que l'ANDEA a envoyée au Ministère est vaine.
Nous avons envie d'organiser des Assises Nationales des Etudiants et des Professeurs ( la CNEEA était enthousiaste au projet ). Pourquoi pas les organiser à Toulouse à la rentrée.
Voilà où nous en sommes.
Marjorie, Aurélie et Camille pour les étudiants de Toulouse en luTTE.
ET ALLEZ-Y, COMMENTEZ !!!!
lundi 8 juin 2009
mercredi 20 mai 2009
couverture
vendredi 15 mai 2009
appel
APPEL A LA MOBILISATION
Le 28 mai, à Paris, au 104, XIX, de 10h à 17h, auront lieu les Assises extraordinaires des écoles d'art.
La coordination nationale des enseignants en école d'art (CNEEA) et l'association nationale des directeurs en école d'art (ANDEA) se réunissent :
- suite au rapport AERES et à ses conditions prescriptives qui mettent en péril l'enseignement artistique pour l'ensemble des écoles d'art sur le territoire national,
- en raison du passage à la sauvette d'un bon nombre d'écoles d'art au statut d'EPCC, et le risque de la disparition de bon nombre d'entre elles.
Afin de prendre part au débat politique et pour exprimer notre désaccord profond contre la politique néo-libérale qui met en péril les arts et la culture, nous appelons à une forte mobilisation d'étudiants en école d'art le 28 mai au 104 en vue de la création de la coordination nationale d'étudiants en école d'art.
INFOS PRATIQUES :
--> RDV le jeudi 28 mai à 9h devant le 104, rue d'Aubervilliers,
• En RER : lignes B et D
• En métro : lignes 2, 5, 7 - station Stalingrad (bd de la Villette, sortie n°2) ; ligne 7 - stations Crimée ou Riquet
• En bus : ligne 54 - station Riquet ; lignes 54, 60 - stations Crimée/Curial ; navette "la Traverse" - stations Riquet ou Curial/Archereau
• En Vélib' : bornes rue d’Aubervilliers, rue Curial, rue Riquet, avenue de Flandre, quai de la Seine et rue Tanger, rue Pajol.
• En voiture : boulevard Périphérique, sorties Porte d'Aubervilliers, Porte de la Chapelle, Porte de la Villette
Tenez-nous au courant de votre venue ! contact toulouse : com.inter.ba@gmail.com
-->Il reste des quelques places dans le bus des beaux arts de toulouse qui monte à Paris le 27 mai en fin de journée...
contact : clementine_pujol@yahoo.fr
les étudiants des BA de Toulouse en luTTE
jeudi 14 mai 2009
GEL
Faites circuler ce texte, qu'il devienne une pétition et qu'il soit voté dans d'autres écoles
Ce texte a été lu et approuvé par l'AG qui s'est tenue à l'école des beaux-arts de Toulouse le 14 mai 2009.
Pour le gel immédiat des procédures de transformation des écoles d'art en Etablissement Publics de Coopération Culturelle
- Parce que nous sommes attachés au principe de continuité de service public tant du point de vue de la santé, de l'éducation que de l'enseignement,
- Parce que cette continuité s'entend pour l'ensemble du territoire français, nous demandons que soient réunies les conditions de continuité de service public tant au niveau local qu'au niveau national (ministères de tutelle, coordination des directeurs, des enseignants et des étudiants, collectivités locales, syndicats...)
La continuité de service public passe par la construction d'EPCC au financement public (Etat, régions, départements, municipalités...)
Elle implique :
- que soit conservé un corps d'enseignants et personnels fonctionnaires (fonction publique d'Etat ou fonction publique territoriale), réévalué afin d'assurer une égalité de traitement sur tout le territoire, et de permettre à tous les enseignants et personnels contractuels d'accéder à ce corps,
- que partout sur le territoire national, les mêmes conditions d'accès aux études soient données aux étudiants (concours, équivalences, bourses, droits d'inscription),
- que chaque école délivre un diplôme national.
Nous demandons en conséquence l'ouverture d'une plateforme nationale de concertation pour que soient remplies ces conditions de continuité de service public.
Nous demandons la suspension d'un passage à la sauvette en EPCC de telle ou telle école, puisqu'elle met non seulement en péril les écoles voisines mais aussi l'ensemble du réseau des écoles telles qu'elles sont constituées à ce jour.
Nous nous accordons avec la CNEEA qui demande d'obtenir du Ministère de la Culture qu'il bloque la première vague d'habilitation des écoles en EPCC :
- tant que le rapport CSFPT n'est pas appliqué (harmonisation des statuts des personnels),
- tant qu'il n'y a pas de garanties de financement de l'Etat de l'ensemble du réseau, et ce à l'échelle des territoires,
- tant qu'il n'y a pas de garanties pour l'ensemble des écoles nationales et territoriales sur la pérennisation d'un enseignement supérieur pour la Culture,
- tant que nous n'avons pas accepté les décrets qui traduiront les directives choisies par rapport aux données prescriptives de l'AERES
Cet attachement aux principes d'égalité, de justice et de service nous fonde à rejoindre le mouvement social.
Afin de pouvoir agir et construire l'avenir de nos écoles ensemble, nous demandons le gel immédiat des procédures de transformation des écoles d'art en Etablissements Publics de Coopération Culturelle.
l'AG de l'ESBAT à Toulouse
début
Ici sont exposées les motivations à l'origine de ce blog :
objectif :
Créer une coordination nationale des étudiants des écoles d'art par différents moyens, le blog en est un, la rencontre en est un autre (notamment lors des assises extraordinaires le 28 mai 2009), à nous de les inventer.
l'objet du blog :
- Que ce qui se passe dans chaque école d'art de France, et aussi d'ailleurs, soit partagé.
- Que chaque étudiant soit au courant de son propre sort et puisse le modifier.
les problèmes qui ont motivé la création de ce blog :
Comment devenir une force ? Avons-nous des souhaits, revendications, désirs communs ? Etre présents et entendus quand le gouvernement décide de changer les modes d'existences des écoles.
notre thèse :
Si nous ne réussissons pas à nous entendre, nous réunir, et nous accorder, les étudiants des écoles d'art continueront éternellement à passer pour "des pinpins", comme le dit si bien Marie.
enjeux :
L'enjeux est bien évidemment politique. Il pose la question de la raison d'être d'un réseau d'écoles d'art accessibles à tous et sur tout le territoire.
COMMENT :
Nous avons choisi de créer un blog car c'est un outil facile d'utilisation.
On veut que chaque étudiant puisse l'alimenter.
Les mots de passe ou autres, utiles pour accéder au blog et publier soi-même des informations vont circuler par bouche à oreille. Jamais nous ne donnerons ces informations d'une autre manière. Ceci est la condition pour qu'un véritable réseau de contacts voit le jour.
Les étudiants doivent ajouter leur prénom ou pseudo ou nom de comité s'il le souhaite en bas du message qu'il publie. Ils doivent ajouter également leur ville, préciser la ville est utile et obligatoire.
Sous le nom et la ville va s'ajouter de façon automatique une autre signature au moment de la publication dans le blog : "pour la coordination nationale"
Les libellés, qui sont le mot que blogspot utilise pour désigner les tags ou mots-clés, apparaissent à droite de la page.
Chaque ville d'école d'art doit figurer dans les libellés. Un libellé s'ajoute au moment de l'écriture du message, au bas du message il y a un petit champ "Libellés pour ce message", on peut mettre plusieurs libellés, et en inventer.
Le système des libellés permet d'avoir deux échelles sur ce blog.
D'une part une échelle nationale : chaque nouveau message apparaît sur la première page.
Et d'autre part des échelles locales : par exemple, en cliquant sur le libellé "toulouse" on obtient tout ce qui concerne en particulier les étudiants des beaux arts de Toulouse.
Pour prendre part à ce blog national écrivez à com.inter.ba@gmail.com.
A cette adresse se trouve la coordination des étudiants des beaux arts de Toulouse à l'origine de la création de ce blog qui doit devenir national et non rester toulousain.
à Toulouse.
objectif :
Créer une coordination nationale des étudiants des écoles d'art par différents moyens, le blog en est un, la rencontre en est un autre (notamment lors des assises extraordinaires le 28 mai 2009), à nous de les inventer.
l'objet du blog :
- Que ce qui se passe dans chaque école d'art de France, et aussi d'ailleurs, soit partagé.
- Que chaque étudiant soit au courant de son propre sort et puisse le modifier.
les problèmes qui ont motivé la création de ce blog :
Comment devenir une force ? Avons-nous des souhaits, revendications, désirs communs ? Etre présents et entendus quand le gouvernement décide de changer les modes d'existences des écoles.
notre thèse :
Si nous ne réussissons pas à nous entendre, nous réunir, et nous accorder, les étudiants des écoles d'art continueront éternellement à passer pour "des pinpins", comme le dit si bien Marie.
enjeux :
L'enjeux est bien évidemment politique. Il pose la question de la raison d'être d'un réseau d'écoles d'art accessibles à tous et sur tout le territoire.
COMMENT :
Nous avons choisi de créer un blog car c'est un outil facile d'utilisation.
On veut que chaque étudiant puisse l'alimenter.
Les mots de passe ou autres, utiles pour accéder au blog et publier soi-même des informations vont circuler par bouche à oreille. Jamais nous ne donnerons ces informations d'une autre manière. Ceci est la condition pour qu'un véritable réseau de contacts voit le jour.
Les étudiants doivent ajouter leur prénom ou pseudo ou nom de comité s'il le souhaite en bas du message qu'il publie. Ils doivent ajouter également leur ville, préciser la ville est utile et obligatoire.
Sous le nom et la ville va s'ajouter de façon automatique une autre signature au moment de la publication dans le blog : "pour la coordination nationale"
Les libellés, qui sont le mot que blogspot utilise pour désigner les tags ou mots-clés, apparaissent à droite de la page.
Chaque ville d'école d'art doit figurer dans les libellés. Un libellé s'ajoute au moment de l'écriture du message, au bas du message il y a un petit champ "Libellés pour ce message", on peut mettre plusieurs libellés, et en inventer.
Le système des libellés permet d'avoir deux échelles sur ce blog.
D'une part une échelle nationale : chaque nouveau message apparaît sur la première page.
Et d'autre part des échelles locales : par exemple, en cliquant sur le libellé "toulouse" on obtient tout ce qui concerne en particulier les étudiants des beaux arts de Toulouse.
Pour prendre part à ce blog national écrivez à com.inter.ba@gmail.com.
A cette adresse se trouve la coordination des étudiants des beaux arts de Toulouse à l'origine de la création de ce blog qui doit devenir national et non rester toulousain.
à Toulouse.
vendredi 20 mars 2009
Les enseignants de l’école territoriale de Toulouse
N’ayant pas reçu directement la lettre de messieurs Robert et Talbot, nous ne savons pas si elle s’adressait à l’ensemble de notre communauté enseignante ou seulement aux directeurs d’école. Magnanimes, nous considèrerons qu’elle était destinée à tous. De là cette réponse.
La claire manifestation de votre plus profond désaccord avec la lettre adressée à Mme Albanel, ministre de la Culture et de la Communication suite à la première assemblée générale de l’école d’art de Toulouse et la teneur propre de votre lettre nous conforte dans notre refus premier « de cautionner une réforme qui s’inscrit dans une logique de compétition pour nous déposséder d’une tradition et de formes de travail » qui sont éprouvées. Entendez-nous bien, nous ne refusons pas de les rendre meilleures, ce que nous refusons, c’est l’excellence et nous la refusons parce que nous savons à quoi elle conduit. L’excellence pour peu que le discours la mette en avant conduit toujours au pire, précisément des formes concrètes de ségrégation, c’est-à-dire, tout le contraire des formes concrètes de solidarité que nécessite le lien social.
Vous « croyez » partager avec nous tous «une conception de l’enseignement artistique affirmant son irréductible identité et originalité par rapport à l’enseignement universitaire ». Détrompez-vous. Il nous faut déciller vos yeux comme il nous faut déboucher vos oreilles ; mieux encore, il nous faut écarter le procédé rhétorique qui consiste à nous faire « croire », nous, que nous parlons la même langue. Merci, cependant, d’admettre au passage, vous ne pouviez pas moins, « l’irréductible et originale identité » de l’enseignement artistique. Le rapport de l’AERES lui-même n’a pas pu faire moins, mais il ne l’a fait comme vous le faîtes vous que pour mieux balayer cette reconnaissance.
Vous vous dites par ailleurs, aussi convaincus que vous vous faites croyants, que « dans le contexte actuel, le meilleur moyen de préserver ce à quoi nous sommes fondamentalement attachés, passe par une acceptation claire du “processus de Bologne”». Bien qu’il réponde de la stratégie de l’OMC concernant la mobilité de la main d’œuvre (cf. « le traité de Lisbonne »), sur quoi vous vous taisez, « le processus de Bologne » se prête, il est vrai, à plus d’une mise en application et il y en a autant qu’il y a de pays européens. Ce qui ouvre la porte à des négociations serrées avec nos tutelles pour que nos diplômes soient reconnus à partir de la spécificité qu’ils font valoir et non à partir de critères qui ne sont pas les leurs et des terminologies et autres méthodologies qui proviennent d’autres savoirs. Selon l’expression de l’un d’entre nous, nous sommes des « geais », pas des « paons », alors pourquoi nous ferions nous passer pour des « paons » ? Pour pouvoir ajouter un titre en Majuscule à des carnets d’adresses bien en vue ?
Consternés par l’allégeance outrancière que vous manifestez envers une commission dont, pour vous emprunter un terme que vous affectionnez, il est « clair » malgré vous que son rapport est envers nous tous méprisant, nous refusons d’autant plus fort les critères de l’« évaluation prescriptive » de l’AERES que nous l’avons sans doute permis pour avoir cru que nous étions, s’agissant de notre tutelle, en présence d’interlocuteurs.
Toulouse, le 2009-03-20
Les enseignants de l’école territoriale de Toulouse
La claire manifestation de votre plus profond désaccord avec la lettre adressée à Mme Albanel, ministre de la Culture et de la Communication suite à la première assemblée générale de l’école d’art de Toulouse et la teneur propre de votre lettre nous conforte dans notre refus premier « de cautionner une réforme qui s’inscrit dans une logique de compétition pour nous déposséder d’une tradition et de formes de travail » qui sont éprouvées. Entendez-nous bien, nous ne refusons pas de les rendre meilleures, ce que nous refusons, c’est l’excellence et nous la refusons parce que nous savons à quoi elle conduit. L’excellence pour peu que le discours la mette en avant conduit toujours au pire, précisément des formes concrètes de ségrégation, c’est-à-dire, tout le contraire des formes concrètes de solidarité que nécessite le lien social.
Vous « croyez » partager avec nous tous «une conception de l’enseignement artistique affirmant son irréductible identité et originalité par rapport à l’enseignement universitaire ». Détrompez-vous. Il nous faut déciller vos yeux comme il nous faut déboucher vos oreilles ; mieux encore, il nous faut écarter le procédé rhétorique qui consiste à nous faire « croire », nous, que nous parlons la même langue. Merci, cependant, d’admettre au passage, vous ne pouviez pas moins, « l’irréductible et originale identité » de l’enseignement artistique. Le rapport de l’AERES lui-même n’a pas pu faire moins, mais il ne l’a fait comme vous le faîtes vous que pour mieux balayer cette reconnaissance.
Vous vous dites par ailleurs, aussi convaincus que vous vous faites croyants, que « dans le contexte actuel, le meilleur moyen de préserver ce à quoi nous sommes fondamentalement attachés, passe par une acceptation claire du “processus de Bologne”». Bien qu’il réponde de la stratégie de l’OMC concernant la mobilité de la main d’œuvre (cf. « le traité de Lisbonne »), sur quoi vous vous taisez, « le processus de Bologne » se prête, il est vrai, à plus d’une mise en application et il y en a autant qu’il y a de pays européens. Ce qui ouvre la porte à des négociations serrées avec nos tutelles pour que nos diplômes soient reconnus à partir de la spécificité qu’ils font valoir et non à partir de critères qui ne sont pas les leurs et des terminologies et autres méthodologies qui proviennent d’autres savoirs. Selon l’expression de l’un d’entre nous, nous sommes des « geais », pas des « paons », alors pourquoi nous ferions nous passer pour des « paons » ? Pour pouvoir ajouter un titre en Majuscule à des carnets d’adresses bien en vue ?
Consternés par l’allégeance outrancière que vous manifestez envers une commission dont, pour vous emprunter un terme que vous affectionnez, il est « clair » malgré vous que son rapport est envers nous tous méprisant, nous refusons d’autant plus fort les critères de l’« évaluation prescriptive » de l’AERES que nous l’avons sans doute permis pour avoir cru que nous étions, s’agissant de notre tutelle, en présence d’interlocuteurs.
Toulouse, le 2009-03-20
Les enseignants de l’école territoriale de Toulouse
mercredi 18 mars 2009
mercredi 11 mars 2009
lettre au ministère de la culture, le 11 mars 2009
Madame la Ministre,
Nous ne sommes pas inquiets, mais en colère, en colère pour le mépris dont fait preuve la rédaction du rapport de l’AERES portant évaluation d’un échantillon de sept écoles prétendument représentatives de l’ensemble des écoles d’art territoriales.
Ceux d’entre nous qui ont joué le jeu de la concertation à travers des états généraux organisés par vous et cherché en se prêtant à la dite évaluation à satisfaire des critères qui ne sont pas les nôtres, qui ont cru qu’on reconnaîtrait nos pratiques et savoir-faire et qu’il en résulterait par voie de conséquence une promotion de fait de nos statuts, en sont pour leurs frais. Non seulement il n’en est rien, mais pire, le rapport de l’AERES préconise un double alignement académique et marchand qui désavoue la spécificité de l’art en matière d’enseignement et d’approche du monde. D’un côté, il se sert de l’université pour opérer un transfert de compétences relatives à une praxis de l’art où l’art se réfléchit et se pense du même mouvement qu’il se produit, et moyennant ce transfert d’autorité à l’université, il nous assène des critères d’évaluation normatifs à l’appui d’un grade, le master. De l’autre côté, il nous loge à la même enseigne et nous
traite à la même aune qu’il traite les enseignants-chercheurs.
Nous refusons de cautionner une réforme qui s’inscrit dans une logique de compétition pour nous déposséder d’une tradition et de formes de travail que seule l’attention de l’art aujourd’hui permet. C’est en conscience que direction, étudiants, enseignants et personnels de l’Ecole des beaux-arts de Toulouse réunis en assemblée générale (70 personnes) suggèrent que nos écoles entrent en résistance, et en conséquence qu’elles rejoignent le mouvement social.
Toulouse, le 11mars 2009
Nous ne sommes pas inquiets, mais en colère, en colère pour le mépris dont fait preuve la rédaction du rapport de l’AERES portant évaluation d’un échantillon de sept écoles prétendument représentatives de l’ensemble des écoles d’art territoriales.
Ceux d’entre nous qui ont joué le jeu de la concertation à travers des états généraux organisés par vous et cherché en se prêtant à la dite évaluation à satisfaire des critères qui ne sont pas les nôtres, qui ont cru qu’on reconnaîtrait nos pratiques et savoir-faire et qu’il en résulterait par voie de conséquence une promotion de fait de nos statuts, en sont pour leurs frais. Non seulement il n’en est rien, mais pire, le rapport de l’AERES préconise un double alignement académique et marchand qui désavoue la spécificité de l’art en matière d’enseignement et d’approche du monde. D’un côté, il se sert de l’université pour opérer un transfert de compétences relatives à une praxis de l’art où l’art se réfléchit et se pense du même mouvement qu’il se produit, et moyennant ce transfert d’autorité à l’université, il nous assène des critères d’évaluation normatifs à l’appui d’un grade, le master. De l’autre côté, il nous loge à la même enseigne et nous
traite à la même aune qu’il traite les enseignants-chercheurs.
Nous refusons de cautionner une réforme qui s’inscrit dans une logique de compétition pour nous déposséder d’une tradition et de formes de travail que seule l’attention de l’art aujourd’hui permet. C’est en conscience que direction, étudiants, enseignants et personnels de l’Ecole des beaux-arts de Toulouse réunis en assemblée générale (70 personnes) suggèrent que nos écoles entrent en résistance, et en conséquence qu’elles rejoignent le mouvement social.
Toulouse, le 11mars 2009
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